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Utiliser le BIG DATA pour contrôler la prolifération des armes illégales



Tant que la détention d’armes à feu par des particuliers dans un pays n’est pas strictement réglementée, des personnes innocentes resteront toujours sous la menace de serials killers ou de massacres commis froidement sous l’impulsion ou non de folies passagères. L’Australie a décidé de renforcer ses mesures.

 

Les dispositions prises

Une discothèque explose en 2002 à Bali et cause la mort d’Australiens. En 1996, à Port Arthur, 35 personnes sont tuées et 23 autres blessées par un homme armé. Le pays aurait déjà essuyé 13 tueries faisant 102 victimes avant de décider l’application de mesures plus strictes. Celles-ci furent particulièrement sévères : la vente d’armes entre particuliers ne fut plus autorisée ainsi que celle des fusils et des pistolets automatiques et semi-automatiques. Tous les propriétaires d’armes étaient tenus d’en faire la déclaration auprès des autorités compétentes, et la self-défense n’est plus une raison valide d’acquérir une arme à feu. Enfin, près de 700 000 armes semi-automatiques furent rachetées par le Gouvernement fédéral.

Des résultats encourageants, mais….

Les avis sont mitigés sur le sujet, mais selon une publication sur le Wonkblog du Washington Post, les incidents ont diminué. Le taux de suicide aurait régressé de 65 %, les homicides de 59 %, et on ne releva aucun massacre, par armes à feu entre 1996 et 2006, en Australie. Les mesures ont-elles été trop sévères au point de pousser des personnes à vouloir goûter du fruit interdit ? Elles ont en tout cas favorisé le développement d’un réseau parallèle de transactions : la vente au marché noir et le trafic illégal d’armes. Le gouvernement fédéral compte s’attaquer à ce fléau en misant sur des outils informatiques destinés à étoffer les moyens de la police pour détecter et identifier les vendeurs, acheteurs et fournisseurs dans ce commerce.

D’où la prise d’autres décisions

Des systèmes pour sécuriser le transfert en temps réel des informations aux équipes menant les enquêtes sur le terrain auraient déjà été prévus et seront mis en place, ainsi qu’une meilleure gestion du Big Data. Les autorités australiennes comptent maintenant utiliser des logiciels de renseignements destinés à améliorer les méthodes d’investigation. S’agirait-il de pénétrer dans le monde mystérieux du dark ou du deep web, cette partie invisible de la toile, qui, selon les déclarations du ministre de la Justice, Michael Keenan, est connue pour abriter des activités aussi illégales qu’immorales telles que le trafic de drogue et d’armes, ainsi que les crimes organisés, etc. ? Les détails sur ces fameux logiciels de renseignements n’ont pas été donnés, mais si le gouvernement compte aller dans ce sens, il peut tabler sur le fait que des techniques permettraient maintenant d’identifier l’adresse des utilisateurs de cette face cachée du web.

 

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