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La RATP se met à l'OPEN DATA



Avoir la possibilité d’évaluer un itinéraire sur la base d’informations en temps réel sur les mouvements des métros, bus, RER dans la capitale et ses proches banlieues est maintenant possible depuis que la RATP a « libéré » ses données.

 

Une décision longtemps attendue

La loi Macron a imposé aux services publics de transport de se convertir à l’Open Data, afin « d’informer les usagers et de fournir le meilleur service », et depuis le mois de janvier, les développeurs et autres services intéressés peuvent maintenant se réjouir. En effet, si la RATP avait initié en 2012 une ouverture des données relatives à ses plans et ne fournissait que des horaires théoriques, elle met maintenant ses données à disposition.

Elle offre via une API les heures de passage des bus, métros, RER et tramways de son réseau, et ce, en temps réel. Ces données réactualisées toutes les 5 minutes permettront aux planificateurs de trajet aussi bien qu’aux développeurs de disposer d’informations précises et de prendre leurs dispositions si des problèmes surviennent sur le réseau RATP.

Gratuité sous certaines réserves

Selon la régie de la RATP, l’accès à l’API peut se faire par une inscription et chaque utilisateur a la possibilité de fournir 3 adresses IP fixes. Les personnes ou organismes qui veulent utiliser librement ces données, les partager ou les modifier doivent aussi se conformer aux règles de l’Open Database License. La mise en route de cette API a nécessité 6 mois de travail et un investissement d’un million d’euros, mais la compagnie s’est abstenue de facturer au contribuable ou aux usagers le coût des modifications qui s’imposaient sur les infrastructures pour la mise en place et le bon fonctionnement de son Open Data. Les données sont mises à disposition gratuitement, mais dans la limite de 30 millions de requêtes par mois et de 200 par seconde. Au-delà de ces seuils, l’accès sera payant.

Le respect du principe de l’équité

La loi Macron prévoyait que les bénéficiaires de la mise à disposition des données de la RATP devaient apporter leur contribution aux coûts de son fonctionnement. Ainsi, le montant des redevances dont devront s’acquitter les utilisateurs dépendra de la quantité des informations qu’ils demanderont. Les entreprises comme Citymapper qui utilisent une quantité importante d’informations dans un but commercial devront payer la redevance conséquente. Par contre, les entités ou personnes qui se contentent d’une quantité moindre d’informations bénéficieront de la gratuité. La RATP ne compte pas en rester là, car, outre l’ajout prévu pour ce premier trimestre 2017 - des informations sur les dérangements éventuels sur son réseau -, elle projette également d’ajouter des nouveautés tout aussi intéressantes.

On en parle ? Contactez PIC DIGITAL au 0970408864 

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